Son jardin d’inspiration médiévale

Le jardin d’inspiration médiévale de Mayenne orne la haute cour du château. Il a été imaginé par Philippe Madec et cet élément a beaucoup joué en faveur de son projet lors du concours de maîtrise d’œuvre pour le musée. C’était en effet une idée originale, qui permettait d’orner la haute-cour et d’habiller l’espace qui recouvre le site des fouilles archéologiques. Il permet aussi de créer un lien entre le parc, la haute cour et le musée. Le jardin a été conçu par l’agence paysagiste Mutabilis (principe, organisation, essences…) et il est géré par le service des Espaces verts de la ville de Mayenne. Des bancs ont été aménagés pour permettre aux visiteurs de profiter de ce lieu de détente. Les plantes sont organisées en espaces cultivés sur 5 allées et un parterre attenant à la muraille.

C’est un jardin d’inspiration médiévale car, il a été imaginé de nos jours à partir de documents historiques sur les plantes et jardins du Moyen-Âge, diverses plantes l’agrémentent.

On y découvre tout d’abord les plantes dites « simples », aux vertus curatives et médicinales, comme la linaire commune, la chélidoine ou l’herbe aux goûteux. Les propriétés de ces plantes peuvent être très différentes : de l’amincissement à la stimulation, en passant par les plantes narcoleptiques, aphrodisiaques, antiseptiques ou bien encore anti-inflammatoires.

Il existe également des plantes aromatiques comme le thym, la menthe poivrée, la lavande ou le laurier. Celles-ci sont très connues et encore très utilisées de nos jours en cuisine.

Le jardin médiéval du château regorge de plantes et de fleurs comestibles telles l’achillée millefeuille et la reine des prés, composantes de certaines boissons.

Le lin et le buis sont toutes deux considérées comme plantes utilitaires : l’une pour la confection des textiles et l’autre pour la teinture.

Enfin, il existe des plantes qualifiées de « magiques » comme le buis, la camomille romaine ou bien encore l’armoise. La première était symbole d’immortalité, la seconde apportait de la chance aux jeux. L’armoise éloignait la maladie.

Même si certaines de ces plantes sont aujourd’hui inutilisées voire même oubliées, il n’est pas rare d’en retrouver quelques-unes dans la pharmacopée française, témoignage de notre héritage médiéval. Force est de constater que les hommes du Moyen Âge maîtrisaient les plantes et savaient en apprécier leurs vertus.